Pôles thématiques


Trois pôles thématiques : économie sociale et solidaire (ESS), inclusion financière, et transformation structurelle.

Economie sociale et solidaire

 

« Nous devons changer de cap économique »

 

L’économie du marché a partie liée avec l’émancipation individuelle et l’amélioration des niveaux de vie mais aussi avec les inégalités, le chômage ou l’exclusion.  Reconnaître cette ambivalence, c’est éviter de mythifier autant que de diaboliser l’économie de marché. Depuis 2015 selon Oxfam, les 1 % les plus riches détiennent autant de richesses que le reste de la planète. Même en Afrique, le fossé entre les riches et les pauvres tourne parfois à l’humiliation.

 

Faut-il pour autant sombrer dans le pessimisme et laisser faire ? Certainement que non ! Des signes de secousses positives, constructives, voient le jour. Une alternative au libéralisme globalisé existe même déjà : l’économie sociale et solidaire. L’ESS (dont déjà plus d’un milliard de personnes concernées par les seules coopératives), est fondée sur des valeurs de démocratie, de juste répartition des richesses créées, de propriété à la fois privée et collective, de solidarité.

 

Notre fondation est convaincue que le chemin conduisant à un autre développement plus humain (selon les critères du PNUD et les axes des ODD) est possible et passera par l’ESS. À travers nos réflexions et productions, nous allons faire de l’ESS un axe novateur et solide de progrès social, civique, environnemental et économique. Nous devons changer de cap.
Inclusion financière

Allons vers des produits « sexospécifiques » et adaptés aux jeunes!

 

L’inclusion financière est le fait que les individus peuvent obtenir une gamme de produits financiers (épargne, crédit, assurance et systèmes de paiement, y compris d’envoi de fonds à l’étranger), à un coût raisonnable, de façon durable et sans condition inhibant.

 

Malheureusement , les données existantes montrent que le taux d’accès aux services financiers en Afrique demeure faible ; à la fois pour les hommes, encore plus pour les femmes et les jeunes. Dans ce contexte régional, l’accès et l’utilisation des services financiers sont systématiquement plus importants pour les hommes et les adultes que respectivement pour les femmes et les jeunes. L’exclusion financière sous nos cieux, est alors sexiste et générationnelle. En effet, Seules 21,5 % des femmes d’Afrique subsaharienne possèdent un compte auprès d’une institution financière formelle, contre 26,5 % pour les hommes. Et quant à nos jeunes, leurs accès aux services financiers formels sont souvent limités par les règlements des banques, l’absence de produits conçus pour répondre à leurs besoins particuliers et la difficulté d’établir leur solvabilité.

 

La fondation iidéal entend faire progresser l’inclusion financière des femmes et des jeunes en Afrique. Le challenge consiste à soutenir le développement des systèmes financiers qui permettent un accès durable aux femmes africaines et aux jeunes africains, puis à innover dans le domaine des agents non bancaires  (la banque mobile « mobile banking » par exemple).
Transformation structurelle

 

L’enjeu politique majeur que connaît le continent est de rendre sa croissance plus résiliente, et qu’elle contribue à améliorer significativement la vie des Africains. Pour ce faire, les gouvernements doivent œuvrer avec détermination à accélérer cette croissance économique et à la rendre plus inclusive en accélérant la transformation structurelle et la diversification. En effet, plusieurs facteurs ont empêché la récente vigoureuse croissance du continent de créer des emplois, et de réduire les inégalités et la pauvreté. Ces facteurs constituent des défis majeurs sur lesquels se focalise notre think tank.

 

Nos propositions visent surtout à créer une qualité de croissance qui soit d’abord participative dans sa production et dont les fruits sont équitablement partagés et non une croissance dont les mécanismes sont en réalité excluant pour les plus vulnérables.
Share This